Devant le café Melkerij (la Laiterie), à Aalbeeke, on s'apprête à accueillir 400 cyclos en ce Lundi de Pentecôte
Roger et Eddy recevant leur parcours et la carte d'inscription à compléter avant de prendre le départ
Martine remplit sa carte de route avec l'application d'une jeune écolière flamande. Car la jeune flamande est très travailleuse !

Et puis c'est le passage à la table d'inscription sans le souci, pour les organisateurs, de l'appartenance de Ligue ou de Fédération. Le Hainaut a oublié ces vieilles querelles.

Ces deux-ci se demandent comment ils vont remplir leur carte d'inscription. Ils ne connaissent pas un seul mot de flamand!
Ceci ne contrarie pas nos bons cyclos, imperturbables, qui se demandent à quelle heure on va servir les Bush, de chez Bush, à 1€.

Le groupe Sportvrienden Izegem (amis sportifs d'Izegem) organise son regroupement, selon une méthode qui fait recette chez nos voisins, adeptes de l'allure désormais libre mais toujours « groupir ».

Et cela démarre au quart de tour, pour ne pas dire au sifflet.

Aux Audax Tournai, c'est l'inverse, c'est à la voix de Marraine Mathilde. Du moins pour le groupe qui part à 8h pour la distance la plus longue (85 km).

Une machine De Rosa, de haute couture italienne qui, voilà 25 ans, inspira les premiers vélos Merckx.
Encore des Audax, mais venant de la direction opposée. Ceux-là ont choisi de laisser la voiture au garage et de gagner Aalbeeke à vélo
En revanche ce trio de Néchin attaque la côte d'Hérinnes. Le parcours fait en effet une incursion dans le Tournaisis. Ce qui est tout de même une déception pour des Picards avides d'horizons nouveaux
Les couleurs du maillot Clément ne passent jamais inaperçues.
La troupe warchinoise de José Lelangue se dirige elle aussi vers Aalbeeke en suivant, mais sans le savoir, une partie du parcours du jour
Et salutations des cyclos d'Hornu qui, par rapport aux Picardes, sont les plus éloignés d'Aalbeeke.

Groupe, bien visible, de Jean Brouillard, de Tongre Notre Dame. Groupe qui étincelle en cette très journée ensoleillée.

Plante printanière du bord des routes, la cigüe (persil sauvage) donne de généreux premiers plans au photographe.

On retrouve ensuite le groupe Audax emené par Nadine du Butor
Il est suivi du second groupe de Papypol qui pour lui la langue flamande est tout aussi facile que le français d'Havinnes.
Attention au virage. Avec deux étoiles du Star Pipaix. Il s'agit de quitter le chemin de halage pour prendre le pont de Pottes qui enjambe l'Escaut.
Même virage pris en tandem
En franchissant le pont, on quitte le Hainaut pour retrouver la Flandre Occidentale.
Franz et Stéphane sont venus des pépinières de Lesdain à vélos, le compteur indiquant 50 kilométres. Une petite pose avant le retour vers lees fraises de Lesdain et la journée sera parfaite.
Cette partie du parcours, du côté de Bossuit, va se révéler très pittoresque pour ne pas dire exotique, avec un joli vallonnement. Et des maisons bien rangées !
Voilà qu'on retrouve notre groupe d'Izegem. Personne n'a été oublié en cours de route. Et personne ne s'est échappé

C'est l'heure du ravitaillement avant les 30 derniers kilomètres.

Un photographe ( Dirk Carrein ) y est en action pour des clichés, de qualité professionnelle, qu'il a déjà placés sur le site du club organisateur

http://users.skynet.be/ morgentrappers/fotoalbums/ rally2005aalbeke/index.htm

Ce reportage est dédié à Amandine, 14 ans, qui conduit le tandem. Son père, Gilbert, est en effet mal-voyant.

Dommage le bris de chaîne et le bruit dans la direction de ce tandem tout neuf de chez Balance.
Pendant ce temps j'explique à Stéphane que je suis venu en voiture et que cela m'a pris 30 minutes pour y arriver
Dans cet intreval voici Lucien qui arrive avec son groupe partit de Pecq en prenant le parcours.Après s'être inscrit ils vont filer tout droit à la verte feuille à Rumillies. Mais pourquoi donc la verte feuille?
Juste avant de reprendre le chemin du retour, une pose photo souvenir.

PICARDE AU PAYS DES FLAHUTES

Quelques 400 cylos sont venus oublier les problèmes linguistiques chez les "Moorgentrappers d'Aalbeke.

Pour rejoindre Aalbeeke, situé entre Mouscron et Courtrai, le voyage n'est pas long. Mais cette Picarde offre le plaisir, finalement rare, de rouler en Flandre.

N'empêche qu'on relèvera quelques indices significatifs. D'une part on est accueilli en « français » et d'autre part maints cyclos wallons se souviennent d'une parenté flamande. Donc c'est comme chez soi.

Mais les organisateurs ont consacré la journée précédente au Challenge de Leiedal où ne participent que des cyclos locaux. A la Picarde ne participent, à quelques exceptions près, que des clubs Wallons. Donc c'était entre soi.

Cette balade clôturait donc en beauté nos trois journées cyclos de Pentecôte. Sous un soleil radieux dans notre petite région.